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La critique soutient que la taxation annuelle de 1 % des patrimoines dits « improductifs » repose sur un fondement économique fragile. Elle ne taxe pas un revenu mais la détention d’actifs, indépendamment de tout rendement, ce qui revient à un prélèvement récurrent sur la propriété elle-même. Ce mécanisme pénalise fortement l’investissement, crée des effets procycliques, complique la détention via des structures sociétaires et peut conduire à des ventes forcées d’actifs. L’histoire économique montre que ce type de taxe entraîne fuite des capitaux, baisse de l’investissement productif et, à terme, affaiblissement de la base fiscale. Selon l’auteur, cette logique traduit une inquiétude sur la soutenabilité budgétaire de l’État et s’apparente à un glissement vers une fiscalité de type collectiviste. À l’inverse, les pays ayant redressé durablement leur économie l’ont fait par des réformes structurelles : maîtrise des dépenses publiques, fiscalité stable, attractivité pour l’investissement et renforcement de l’éducation financière, plutôt que par une taxation accrue du patrimoine
Cet essai développe un sujet à l'enjeu immense : celui de la liberté politique. En partant du constat que chacun aimerait changer le système afin de l'améliorer, il s'agira d'évoquer ici les conditions permettant de réaliser un tel souhait. La première cause de la liberté politique n'est autre qu'une véritable démocratie, dont nous montrons bien qu'elle n'a jamais existé. Engageante et émancipatrice, la liberté politique ne peut s'exprimer que dans un régime forgé à sa convenance. Nous essayons donc de prouver que seule la démocratie directes est capable de remplir cette mission de préservation de la liberté, et que, pour la faire prospérer, elle doit s'accompagner d'une structure décentralisée du pouvoir. C'est à ces deux conditions que les abus de pouvoirs pourront être prévenus et contrés. Dans la lignée de Tocqueville et d'Étienne Chouard, nous verrons quelles solutions peuvent contrer la tyrannie dans un souci du bien commun autant que du bien individuel.
Nous proposons ici une réflexion philosophique sur la question des origines et l’existence de Dieu, en s’appuyant principalement sur la pensée de Claude Tresmontant. Cet auteur critique le scientisme moderne qui réduit la raison aux seules sciences expérimentales et rejette la métaphysique comme illégitime. A sa suite, nous défendons au contraire la métaphysique comme une démarche rationnelle et rigoureuse, distincte mais complémentaire des sciences. En réfutant certaines preuves de l’existence de Dieu (de St Anselme ou de Descartes), car coupées du réel, nous plaidons pour une méthode dites "à posteriori" fondée sur l’observation du monde. L’Univers, changeant et non éternel, ne peut être sa propre cause ni provenir du néant. L’évolution, la complexification, l’apparition de la vie et de la pensée ne s’expliquent pas par le hasard ou les seules lois physiques. Les causes scientifiques décrivent des processus, mais n’expliquent pas l'existence de ces processus. Il faut donc remonter à une cause première, nécessaire, immuable et intelligible. L’ensemble de ces analyses conduit à affirmer rationnellement l’existence d’un Être premier, distinct de l’univers, que l’on peut appeler Dieu.
L’article suivant analyse la fracture persistante entre art traditionnel et art contemporain, en montrant qu’elle repose sur deux conceptions opposées de l’art. L’art traditionnel, de la Renaissance au XIXᵉ siècle, avait pour principe moteur l’admiration, fondée sur la recherche du beau, la maîtrise technique et l’originalité mesurée. Le beau y est défendu comme une réalité en partie objective, accessible par l’intuition et affinable par l’expérience. À l’inverse, l’art contemporain n'est plus dans cette logique d’idéal esthétique, et rejette tout critère stable de l’art. Il se définit avant tout par la volonté de faire réagir. Cette logique conduit à l’abandon du beau, à la primauté du concept et à une déconstruction progressive de l’œuvre elle-même. En refusant toute définition de l’art, l’art contemporain finit par dissoudre la notion même d’art, où tout peut devenir œuvre par simple proclamation. La réaction remplace l’admiration, et cette recherche du transgressif et de l'étrange apparait comme trop facile, superficielle et souvent confuse. Enfin, cet écrit dénonce aussi la contradiction d’un art qui se dit subversif tout en étant pleinement intégré au marché, institutionnalisé et soutenu par le système capitaliste qu’il prétend critiquer.
Ce petit essai se propose d’éclaircir l’une des thèses majeures du féminisme contemporain : l’idée que les différences entre l’homme et la femme seraient presque entièrement produites par la société, et donc indéfiniment remodelables. En suivant pas à pas les arguments du constructivisme, l’auteur en met au jour les présupposés, la cohérence interne et les impasses. À distance des slogans comme des anathèmes, le texte repart de questions simples et anciennes : qu’est-ce qu’un homme, qu’est-ce qu’une femme, qu’est-ce qu’aimer et vivre ensemble quand les sexes ne sont ni identiques ni étrangers l’un à l’autre ? En croisant philosophie, biologie, psychologie et observation du réel, il montre comment l’égalitarisme moderne en vient souvent à nier la part naturelle de la différence sexuelle, au risque de produire de nouvelles formes d’aveuglement. Cet ouvrage n’est ni un manifeste de plus, ni un procès à charge, mais une invitation au débat raisonnable. Il cherche moins à « gagner » contre le féminisme qu’à démêler ce qui, en lui, relève d’une juste exigence d’égalité et ce qui procède d’une méconnaissance de la nature humaine, afin de rouvrir la voie à une véritable entente entre hommes et femmes.