Réflexion sur l'art contemporain
L’article suivant analyse la fracture persistante entre art traditionnel et art contemporain, en montrant qu’elle repose sur deux conceptions opposées de l’art. L’art traditionnel, de la Renaissance au XIXᵉ siècle, avait pour principe moteur l’admiration, fondée sur la recherche du beau, la maîtrise technique et l’originalité mesurée. Le beau y est défendu comme une réalité en partie objective, accessible par l’intuition et affinable par l’expérience. À l’inverse, l’art contemporain n'est plus dans cette logique d’idéal esthétique, et rejette tout critère stable de l’art. Il se définit avant tout par la volonté de faire réagir. Cette logique conduit à l’abandon du beau, à la primauté du concept et à une déconstruction progressive de l’œuvre elle-même. En refusant toute définition de l’art, l’art contemporain finit par dissoudre la notion même d’art, où tout peut devenir œuvre par simple proclamation. La réaction remplace l’admiration, et cette recherche du transgressif et de l'étrange apparait comme trop facile, superficielle et souvent confuse. Enfin, cet écrit dénonce aussi la contradiction d’un art qui se dit subversif tout en étant pleinement intégré au marché, institutionnalisé et soutenu par le système capitaliste qu’il prétend critiquer.

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